14 octobre 2009

Col de l'Encombrette

 

Départ du parking du Laus au dessus d'Allos.

Comment y aller

Juste avant la station d'Allos, dans la vallée du haut Verdon, prendre la direction du Lac d'Allos. Rouler sur une dizaine de kilomètres jusqu'au parking du Laus. Ce parking est payant en été et fermé pendant les mois les plus froids. Il est possible de s'arrêter à peu près à mi chemin à un autre parking mais la balade prend quelques heures de plus.

La randonnée

La randonnée suit le chemin bien balisé au bout du parking. Après une courte traversée du plateau du Laus, le large chemin monte vers le lac d'Allos, rendez-vous familial de la foule de vacanciers massés à la station. Si vous aimez le calme, choisissez donc une période creuse. Le chemin est parsemé de points de vue magnifiques sur la région, en particulier sur le mont Pelat et le splendide Trou de l'Aigle. Vous pourrez également voir la serpentine, rivière issue d'un écoulement souterrain du lac et qui forme une Amazone modèle réduit sur le plateau. Au printemps et en été, il faut être tête en l'air pour ne pas voir les marmottes qui bronzent sur les rochers ou flânent dans les champs.
Au bout d'environ 30 minutes de marche, vous trouverez un sentier plus étroit qui laisse le chemin du lac sur sa gauche. Après quelques minutes de marche dans les pierres et les rochers vous arriverez dans une grande prairie qui, au moins en cette période automnale, a des airs de highland écossais.

Vous croiserez très probablement un chamois ou même un bouquetin sur le chemin qui vous mène au col que vous apercevez tout au long du trajet.
Le sentier est très visible, la pente est douce jusqu'au bout (vous avez fait le plus dur). Certains passages peuvent néanmoins être impressionnants si vous êtes sujet au vertige. Tout au long du trajet, vous pourrez admirer le lac d'Allos entouré de sommets entre 2600 et un peu plus de 3000 mètres et, en particulier les tours du lac : la petite tour qui n'est pas si petite et vous servira de cible, le col de l'encombrette étant à son pied, la grande tour avec ses airs de Monument Valley, la tour noire et la tour orientale.


Après un peu plus d'une heure de marche, vous arriverez au col. La vue sur les lacs et la tête de l'encombrette est impressionnante et vous consolera du - raisonnable - effort que vous venez de faire.


Là encore, vous croiserez peut être un bouquetin ou un chamois. Le retour se fera par le même chemin en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire tellement la vue sur le lac d'Allos dans son écrin de sommets est à couper le souffle.

Sur le chemin du retour, n'oubliez pas de vous arrêter à Allos, à Colmar ou à Beauvezer pour acheter des produits locaux. Le miel et la charcuterie sont les plus connus mais cherchez et vous trouverez beaucoup d'autres spécialités.
Enfin, s'il n'est pas trop tard et que la saison s'y prête, profitez du paysage !


Quelques chiffres
Altitude au départ : 2110 m
Altitude du col : 2527 m
Dénivelé : 417 m
Durée : 3 h
Niveau : Facile, chemin très bien balisé. Quelques passages en bord de ravin.

18 août 2009

Plan des Noves - Vence




Départ du parking du plan des noves sur la route du col de Vence (D2).

Comment y aller

A partir de Vence prendre la route qui conduit à Coursegoule et au col de Vence. Quelques centaines de mètres avant le col, s'arrêter au parking sur la droite.

La randonnée

La randonnée, commence par une descente en pente douce sur le GR51 dans une forêt de chênes. Le chemin est bien balisé et facile d'accès. Sur le bord du sentier, vous verrez de temps à autre les ruines d'une bastide ou des murs de pierres sèches.

Peu après une grande bas
tide, le GR51 rejoint une piste et remonte vers le nord (B65). Vous voyez maintenant la majeure partie du circuit qui fait le tour de la vallée.


Vous suivrez le GR51 vers le nord, comme l'indique la balise sur quelques centaines de mètres.
Un chemin, toujours indiqué, part alors vers l'est pour traverser un champ. Vous l'abandonnerez rapidement au profit d'un sentier qui s'élève vers le haut de la colline vers le canyon de la Cagne avec parfois en point de mire une bergerie en ruine sur un petit col.

Une fois en haut, prenez le temps d'admirer la vallée de la Cagne, avec le Baou de St-Jeannet et le littoral en toile de fond si vous avez la chance d'avoir un temps clair, ce qui n'était pas mon cas.


Une fois à la bergerie, suivez le sentier jusqu'à la piste de Mangia Pan (balise) S'il vous reste de l'énergie après cette montée très raisonnable, vous pourrez faire un détour jusqu'aux crêtes sur le chemin des blaquières pour admirer la côte et le baou ... enfin, probablement, car je n'ai pas fait ce petit effort supplémentaire.


Suivez ensuite la large piste qui chemine sur le plateau et longe les ruines d'une énorme bergerie jusqu'à retrouver le chemin emprunté à l'aller (B65) que vous remonterez jusqu'au parking.

Cette promenade traverse un paysage lunaire caractéristique de la région (voir mon post sur le Puy de Tourrettes) La vue est magnifique et l'impression d'être seul au monde est pratiquement constante.
Evitez en revanche les mois d'été car vous ne trouverez pas beaucoup d'arbres pour vous abriter du soleil de plomb. Si vous voulez le tenter quand même, prenez de l'eau parce qu'il y a très peu de chance pour que vous trouviez le moindre ruisselet sur le parcours.

Je pense qu'il faut également éviter la période de la chasse car le gibier est très abondant et les chasseurs nombreux.

En clair, allez y au printemps, surtout si les sommets alentour sont toujours enneigés ce qui arrive régulièrement malgré la faible altitude. Attention quand même aux chiens qui gardent les troupeaux.

Décidément, on n'est en sécurité nulle part !

Quelques chiffres
Altitude au départ : 790 m
Dénivelé : 250 m
Durée : 3 h
Niveau : Facile, chemin large et bien balisé

Voir la randonnée sur le guide du conseil général
Et un site qui trace le chemin pour les heureux possesseurs de GPS

11 août 2009

Boucle de la Barlatte - Haut Var

 


Départ de Châteauneuf-d'Entraunes près de la chapelle St Antoine.

Comment y aller

Châteauneuf-d'Entraunes est un village au nord de Guillaume dans le Haut-Var. On s'y rend par une route en lacet assez étroite et que j'espère ne jamais avoir à monter à vélo, qui débouche, au sommet de la crête de coni, sur un plateau plutôt accueillant et inattendu dans cette région plutôt aride. Je ne m'y suis pas attardé mais je pense qu'il y a là de quoi faire d'agréables promenades.

La randonnée

La randonnée, commence par une descente assez raide (B191), bien indiquée par un panneau et traversant une forêt de chênes et de noisetiers. Elle vous conduira rapidement jusqu'à la borne (B193). Le chemin s'élève alors vers le nord dans un paysage lunaire de marnes noires. Ce passage semble être le seul chemin praticable pour passer d'une vallée à l'autre et vous ne pourrez pas manquer les traces laissées par les sangliers et les cervidés.


Après cet épisode extra terrestre, la descente reprend dans le bois de Roumégier jusqu'au moulin de la Barlatte un peu en contrebas de la balise (B196). Le bâtiment n'est pas particulièrement spectaculaire mais vous pourrez y voir de près le mécanisme hydraulique du moulin dans une petite pièce en sous-sol. C'est également le seul point du parcours avec la cascade où vous frôlerez le parc du Mercantour.

Après avoir rejoint la balise (B196), les choses sérieuses commencent. Le chemin s'élève en zigzags dans la forêt et reste assez raide jusqu'à l'embranchement permettant d'accéder aux gorges de Saucha Negra (B197)

Le chemin des gorges est pratiquement plat, n'hésitez pas à faire le détour même si vous commenciez à peiner dans la montée. En revanche certains passages étroits et au ras du précipice peuvent être impressionnants voire dangereux pour des enfants.
Les téméraires seront récompensés par la vue vertigineuse sur les gorges et l'impressionnante cascade se déversant d'un cirque de calcaire et se mêlant à la Barlatte qui se déversera plus bas dans le Var. Si le niveau d'eau le permet, une petite baignade est conseillée même si l'eau est rendue un peu grisâtre par les terrains qu'elle traverse.

On rentre par le même chemin et on retrouve le sentier qui continue dans le bois de Roumégier jusqu'au GR 52A (B198) qui redescend tranquillement vers le village sur une piste plus ou moins praticable (mais interdite à la circulation). Vu d'ici, le contraste entre le village situé en haut d'une colline verdoyante et son vis à vis sombre et déchiré, composé là encore de marnes noires, est frappant.

Cette randonnée à la portée de tous vaut pour les paysages lunaires de certaines portions, pour les gorges et pour la cascade. Le reste n'est pas passionnant car la vue est toujours limitée soit par la forêt soit par les parois rocheuses. Elle n'en reste pas moins agréable ne serait-ce que pour la fraicheur reposante quand on vient de la canicule de la côte. J'ai également vécu un moment rare, même dans la nature : lors d'une halte à l'ombre d'un chêne sur le chemin du retour j'ai écouté le silence total. Aucun bruit, pas de vent, pas d'oiseau, rien. Dans ce paysage minéral, l'expérience vaut le détour.

L'arrivée à Guillaume vous fera probablement passer par les gorges de Daluis qui offrent un spectacle rare. C'est un peu la version rouge du canyon du Verdon. Je vous raconterai probablement ça une autre fois.

Quelques chiffres
Altitude au départ : 1280 m
Dénivelé : 300 m
Durée : 3 h
Niveau : Facile, chemin large et bien balisé

Voir la randonnée sur le guide du conseil général

05 avril 2009

Le sommet de Calern

 

Départ de l'observatoire de Calern au dessus de Caussols


Cette promenade ne présente aucune difficulté et vous prendra tout au plus 2h30. Le sommer de Calern offre l'un des panorama les plus impressionnants de la région avec une vue à 360° sur pratiquement tous les massifs montagneux et - si le temps le permet - sur la côte méditerranéenne.

La randonnée démarre à environ 1250 mètres d'altitude du parking de l'observatoire par la route partant vers l'ouest qui se transforme en chemin après le dernier bâtiment. Ce chemin est large et sans aucune difficulté. L'altitude au sommet n'étant que de 1450 mètres, la montée est très supportable pour une promenade dominicale avec les enfants et mémé (pour peu qu'elle soit en forme, quand même).

Au fur et à mesure que le chemin s'élève, toujours vers l'ouest, la vue sur le Cheiron - qui héberge les pistes de la station de Gréolières, est de plus en plus belle. A mi chemin, on croise le GR4 qui joint Caussols au sud à Cipières au nord. On trouve là le premier véritable raidillon qui permet d'arriver dans une vallée encore enneigée - du moins hier ! - au cœur de laquelle se trouve un petit lac (ou une grande mare) et une petite forêt de résineux.


On attaque maintenant la montée au sommet proprement dit. Là encore le dénivelé est très supportable.

Une fois en haut, la vue est splendide. Au nord, les cimes enneigées du Mercantour avec, au premier plan, la barre du Cheiron. Au sud, le village de Caussols à vos pieds, la vallée d'Escragnolles et de St Vallier entre le plateau de Caussols et la montagne de Thiey et enfin la cote. A l'ouest, la station de l'Audibergue et l'enfilade des sommets vers le Var puis les Alpes de Haute Provence. A l'est, derrière l'observatoire, le pic de Courmette, le puy de Tourrettes, dont je vous ai déjà parlé ici, puis la mer. Photos obligatoires ! Pique-nique conseillé par beau temps.

Le retour se fait par le même chemin avec l'observatoire en ligne de mire.

Si vous avez du temps et encore de l'énergie, avant de reprendre votre voiture, une promenade sur le plateau de Calern, vers l'est, vers la colle de Rougiès ou vers le nord-est, vous permettra d'admirer la partie 'plate' du plateau, avec dolines, réservoirs et aven. De l'autre côté du vallon, à l'est, se trouvent les Graus de Pons, dont je vous ai parlé en avril 2008

02 février 2009

La musique qui fait sourire

Je viens de remarquer un truc : la musique est l'un des rares sujets qui me font sourire "gratuitement".

Quand j'entends à la radio Franck Sinatra chanter Fly me to the Moon au Sands avec Count Basie, quand j'entends Sarah Vaughan chanter Misty, Louis Armstrong chanter What a wonderful World ou quand je vois Keith Richards comme un gamin devant Buddy Guy (voir mon post sur Shine a Light) bref, quand j'entends certains morceaux un sourire involontaire et incontrôlable me monte au lèvres.

Or, il m'est apparu que ce sourire est très différent de la plupart des sourires de ma journée. La plupart du temps, on sourit finalement du malheur des autres : une bonne vanne à un copain, un humoriste qui balance sur un "people" (même s'ils sont de plus en plus rare à me faire sourire depuis qu'ils pensent avoir été élus par Dieu pour guider le petit peuple vers un monde meilleur en luttant contre la tyranie des politiques), une réplique dans un film etc.. L'humour moderne repose de plus en plus sur la dérision et le cynisme et pratiquement toujours au dépends de quelqu'un.

Alors que le solo d'Hotel California fait simplement remonter les bons souvenirs, que Satchmo transmet tout bêtement de la joie par son sourire, que Sinatra, malgré tout ce qu'il a fait par ailleurs, garde - parfois - un regard de gamin sur l'orchestre qui l'accompagne.

Je ne suis pas branché poésie mais je suppose qu'un poême peut procurer ce genre de sourire désintéressé

Voilà, c'était mon quart d'heure "lou ravi".
Qu'en pensez vous ?

17 janvier 2009

Sommes nous Orientés Objet ?

L’informatique moderne utilise très largement la notion d’objet. Un objet est la représentation virtuelle d’un objet du monde réel qu’on pourra ainsi manipuler à l’aide d’un langage de programmation. Les objets étant destinés à des fonctions particulières dans le cadre d’un programme informatique, l’abstraction ne représente ni l’objet réel dans son intégralité, ni même la réalité. On pourrait appliquer cette description à la représentation du réel que notre esprit manipule et en particulier à nos sentiments.



Je me propose ici de comparer l’approche objet et la conceptualisation du réel par notre cerveau.

L’objet, en informatique, repose sur un certain nombre de concepts qui vont être examinés ici et comparés avec notre façon d’appréhender notre environnement.

Un objet est une instance de classe, ce qui signifie qu’un objet est créé à partir d’un moule (une classe) qui définit les caractéristiques communes à tous les objets qu’il va créer. Ces caractéristiques sont appelées des attributs. La classe Humain va donner 6 milliard d’objets dont vous et moi. Tous ces objets ont des attributs communs (un nez, deux yeux) mais chaque « instance » est différente (un gros nez, les yeux bleus). Une classe définit également des comportements communs qu’on appelle des méthodes. La classe Humain définit, par exemple, la méthode RechargerSesBatteries qui pour certain sera « implémentée » sous la forme de vacances sportives dans la jungle amazonienne et pour d’autres sous celle d’une cure de sommeil.
Cette réification est partielle, voire fausse. En effet, que ce soit en informatique ou dans notre approche de la vie, nous ne représentons que les attributs et méthodes qui nous sont utiles dans un objet donné.
Un programme de gestion de stock de voitures n’a pas besoin de connaître les détails techniques des voitures qu’il gère. Il se contentera de la marque, de la couleur, du prix, du délai de livraison etc.. Le programme qui gère la fabrication de ces mêmes voitures est en revanche beaucoup plus précis dans les détails. Les deux classes Voiture manipulées sont donc très différentes.
Un équivalent psychologique de notre classe voiture pourrait être la classe Autre qui représente notre rapport à nos concitoyens. Cette classe va être très différente selon qu’elle sera utilisée dans un processus affectif fort (amour, amitié) ou une relation superficielle (relations professionnelles). Les attributs et les méthodes seront différents, probablement mois nombreux pour les relations distantes que pour les proches. Mais surtout la classe Autre est, comme la classe Voiture, une approximation de la réalité. On ne retient des autres que les attributs et les méthodes qui nous sont utiles dans notre rapport avec eux. Pire, comme la classe Prix est, finalement, assez éloignée de la finalité d’une Voiture, nous déformons la réalité pour pouvoir l’appréhender.

L’Héritage permet de définir une classe par rapport à une autre. Une Clio est une Voiture particulière. Elle partage des attributs et des méthodes avec toutes les voitures mais toutes les Clio ont un ensemble de valeurs communes pour ces attributs et ces méthodes. Le modèle objet permet donc de définir que la classe Clio hérite de la classe Voiture. Tout ce qui est défini dans la classe Voiture n’a pas à être redéfini dans la sous classe Clio (ni dans les sous classes Ibiza ou 807). Bien sûr la valeur des attributs et l’implémentation des méthodes est spécifique mais la structure de la classe reste la même.
La représentation que nous nous faisons des différentes sous classes de notre classe Autre (AutreAmour, AutreRelationIntéressée, AutreInconnu) dépend des différents objets Autres que nous avons croisés dans notre vie. Une nouvelle expérience avec un Autre particulier, influe sur notre perception de tous les Autres.
Cette adaptation dynamique en fonction de l’apprentissage n’est pas à proprement parler de l’héritage au sens Objet – ce serait plus proche d’une mise à jour du modèle objet – mais le fait que nous puissions appliquer notre perception d’un Autre particulier à tous les Autres après une nouvelle expérience est proche de la notion d’héritage.

Le polymorphisme est lié à l’héritage et permet d’utiliser une même méthode pour plusieurs objets issus de classes différentes mais héritant d’une classe commune. La méthode FaireLePlein est la même pour une classe VoitureDiesel et pour une classe VoitureGPL, toutes deux ayant hérité de la classe Voiture. Les deux méthodes FaireLePlein ne font pas la même chose mais ont la même finalité et la même interface. Le polymorphisme permet de standardiser les échanges entre des groupes d’objets.
La surcharge est liée au polymorphisme et permet de « surcharger » une méthode de la classe héritée par une implémentation spécifique dans la sous classe.
Le polymorphisme et la surcharge nous permettent d’avoir l’apparence de relations identiques avec des AutreAmour et des AutreInconnu. Un même concept peut être appliqué à deux sous classes sans nécessairement provoquer les mêmes réactions dans notre cerveau : aimer son épouse et aimer ses enfants font référence à un sentiment commun mais ayant des implications différentes sur notre moi. Je ne parle pas ici du mot aimer qui s’applique à des concepts différents (j’aime aussi la bière et le rugby) mais au sentiment d’amour qui peut être très différent d’un objet à l’autre.

L’encapsulation permet de masquer l’implémentation interne d’un objet pour qu’il soit toujours accessible de la même façon par les autres, même s’il change de l’intérieur. C’est également le moyen de protéger l’objet du monde extérieur qui ne peut le manipuler que par des méthodes connues et sécurisées par l’objet lui même. On ne peut pas changer l’attribut couleur d’un objet Voiture sans passer par une méthode Repeindre qui va vérifier que la couleur demandée est bien au catalogue avant de l’appliquer ou même qu’on ne demande pas de changer la couleur « bleu » par « boulon de 13 »
De même, notre perception des Autres est filtrée et sécurisée par notre inconscient qui analyse les demandes extérieures et les traduit en demandes acceptables par notre moi et déclenche les différentes réactions associées à ce stimulus.

Enfin, les objets communiquent entre eux via des messages. L’esprit humain dans ce domaine respecte mieux la philosophie objet que la majorité des programmes car il est basé naturellement sur des messages asynchrones qui permettent un couplage faible entre les objets. Un modèle objet propre repose en effet sur l’indépendance entre les classes. Si on ajoute la Couleur jaune au catalogue, l’objet Voiture n’a pas besoin d’être modifié pour l’utiliser. Il suffit qu’on le prévienne qu’une nouvelle Couleur est disponible. D’autre part, lorsque le nouvel objet Couleur(jaune) prévient le monde qu’il est disponible, l’objet Parking n’est pas intéressé par cette information. Il se contente donc de l’ignorer.
Les relations avec les autres sont entièrement basées sur ces messages non sollicité. Notre objet interne Autres traite les messages qui lui sont utiles (parole, toucher) et ignore les autres (froid, faim) qui pourront être traités par d’autres objets internes.
De même, on communique avec un autre en attendant certes une réponse de sa part mais sans que l’ensemble des fonctions soient en attente de cette réponse. Quand elle arrive, elle est traitée mais si elle n’arrive jamais, l’esprit ne s’arrête pas pour autant.

Tout ceci n’a bien sûr aucune prétention scientifique mais qu’en pensez vous ?

01 octobre 2008

Shine a Light par Marty Scorsese

Enorme !
C'est une expression que je n'aime pas mais c'est ce qui m'est venu en tête en sortant de ce film.

Scorsese a "simplement" filmé un concert des Stones à New-York. Il s'est - presque - contenté de retracer fidèlement et en gros plan un concert. Et le résultat est énorme.

Il a pris le parti de monter crûment les vieux rockers, sans chercher à ajouter des effets de lumière pour atténuer les 60 ans bien tassés de Mick et de Keith. Il a même ajouté du contraste en intercalant des interviews des premières années. Et on voit bien que la plupart des musiciens sur scène sont des vieillards. Mais c'est pour mieux mettre en évidence la pêche incroyable et l'énergie surréaliste de ce groupe qui est décidément increvable.

J'étais fan il y a quelques années et j'avais volontairement pris mes distances pour éviter d'assister à la décrépitude que je croyais inévitable. J'ai donc pris ce film en pleine tronche !

On connait Scorsese, côté cinéma, il n'a plus grand chose à apprendre et le choix d'une mise en scène sobre convient parfaitement à son sujet, déjà assez spectaculaire en soi. Les gros plans se succèdent et offrent de petits gestes forts, comme les mimiques de Mick Jagger, le soupir de Charlie Watts à la fin d'un morceau ou le lancer de cigarette de Keith Richards.

Le concert en lui-même offre de grands moments. En particulier l'intervention de Buddy Guy qui converse - avec sa guitare - avec Keith et l'harmonica de Mick. Un remake d'un vieux concert de 1981 visible sur You Tube mais avec quelque chose en plus. Keith a l'air d'un gamin qui regarde jouer son idole (on parle quand même du mec qui a inventé certains des riffs et des intros les plus célèbres de l'histoire du Rock !)
Il lui donne même sa guitare à la fin du set.

Deux autres invités participent au spectacle. Le jeune Jack White est plutôt bon alors que Christina Aguilera ne semble pas avoir compris qu'elle a changé de cour et a du mal à suivre.

Qu'on soit ou pas fan des Stones, ce film est à voir pour l'énergie incroyable qui se dégage de ces mecs de plus de 60 ans qui semblent s'amuser comme les gosses qu'ils étaient au début de leur carrière. C'est la négation en image de l'adage qui dit qu'on a l'âge de ses artères. Ces vieillards s'éclatent comme au premier jour.

Bien sûr, Mick ne chante pas plus juste, Keith ne se plante pas moins dans ses solos mais c'est une cure de jouvence quand on pense qu'à cet âge la plupart des gens font leur jardin, vont à la pêche ou se demandent comment ils vont gérer le nouveau temps libre de leur retraite. Tout est résumé dans la réponse d'un gamin de 18 ans nommé Mick Jagger à qui on demande "est-ce que vous vous imaginez faire ça à 60 ans ?" et qui répond sans une seconde d'hésitation "Absolument !"

Le seul côté négatif de ce film est qu'il est difficile d'expliquer à vos enfants que l'alcool et la drogue vont les détruire après avoir vu l'état de ces dépravés notoires :-)

Je ne sais pas si ce film sortira en DVD mais peu importe, il faut aller le voir en salle parce que c'est un véritable monument. Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, le blues avec Buddy (pas représentatif de l'énergie mais regardez les regards de gamins)

"Shine a light" par Martin Scorsese

24 août 2008

Circuit du Tournairet




Départ des Granges de la Brasque près de Roquebillière

Une promenade au frais dans les forêts d'exploitation de Venanson, Lantosques et Clans.

Comment y aller
La vallée de la Vésubie vous conduira au village de Roquebillière. Le chemin forestier commence juste à gauche de l'église du village. Attention, c'est vraiment un chemin forestier et si vous tenez à votre Porsche Boxter, n'y allez pas. D'ailleurs, je vous recommande de passer par la vallée de la Tinée et par le village de la Tour sur Tinée, le chemin est plus long mais vous évitez une grosse demi heure de tout terrain. Si, comme moi, vous avez suivi le guide et que vous vous êtes emmanchés dans la forêt de Sauma Longa, vous n'aurez pas trop de mal à trouver votre chemion car les embranchements sont rares. Prenez toujours vers la droite et repérez vous aux poteaux électriques qui montent jusqu'aux Granges.
Vous vous garez où vous pourrez en arrivant près de la chapelle Notre Dame des Victoires qui a dû être belle mais dont il ne reste pas grand chose.

La randonnée
De la chapelle, suivez le GR5 jusqu'à la balise 319 qui bifurque vers le col des deux Caïres. Vous continuerez alors vers la gauche en suivant le panneau ... et le chemin. Aucune difficulté pour arriver au Mont Tournairet, toujours bien indiqué, même si la montée est constante, elle n'est pas très rude.
Une fois au col, vous serez largement récompensés de vos efforts par la vue sur le Mercantour. Argentera, Gelas, vous aurez l'embarras du choix. De quoi faire une bonne photo.
Pour moi, comme d'habitude, les problèmes ont commencé à la descente. Je ne vous indiquerai pas le chemin car je l'ai manqué dès le début et je ne l'ai jamais retrouvé. Au lieu de redescendre légèrement côté Tinée, j'ai continué tout droit après le Mont Tournairet pour suivre plus ou moins les crêtes. Une fois arrivé au bout du chemin, j'ai cru retrouver le chemin du col d'Andrion ou, au moins, la route des Granges mais je n'étais que sur un vieux chemin se terminant par des centaines de mètres d'éboulis que j'ai dû descendre avec la plus grande prudence. J'ai croisé un chamois, je ne savais pas qu'ils descendaient si bas, et un grand rapace. Il faut bien qu'il y ait un bon côté à mes égarements réguliers et il faut bien avouer qu'on croise souvent plus d'animaux quand on est perdus là où personne ne vient que sur les chemins fréquentés.
J'ai fini par revenir jusqu'aux Granges par le chemin qui surplombe - sans que j'aie pu m'en douter - la route et le GR5.
La balade a été écourtée et j'ai manqué la vue côté Tinée mais c'était suffisant pour une promende dominicale.

Quelques chiffres
Altitude au départ : 1685m
Altitude Mont Tournairet : 2086m
Montée : environ 1 heure 15

17 août 2008

Les Dragons 3èmes et en play off


La journée de superleague qui s'achève confirme la 3ème place des Dragons Catalans qui ne peuvent plus être rattrapés.
Les playoffs étaient déjà acquis depuis quelques matchs et, à deux rencontres de la fin, les cadres vont pouvoir souffler pour préparer les phases finales. Cela dit, connaissant Potter et ses joueurs, il est possible qu'ils ne laissent pas retomber la pression, justement pour ne pas être pris de cours lors du premier match de playoff de leur histoire contre les 6èmes du classement.
Leur adversaire n'est pas encore connu. Si le classement rest ce qu'il est, les Catalans rencontreront Bradford mais les places sont chères entre le 4ème et le 7ème.

En tous cas, félicitations aux joueurs qui ont été exemplaire cette saison et qui méritent largement leur troisième place.

10 août 2008

Lacs de Terre Rouge et Baisse de Druos




Départ d'Isola 2000 au parking de l'hôtel Diva.

La baisse de Druos, au dessus de la station d'Isola 2000, est une randonnée relativement facile qui vous offrira une vue magnifique sur les montagnes Italiennes et Françaises


Comment y aller

La station d'Isola 2000 est au bout de la vallée de la Tinée. Comme pour une bonne part des randonnées de la région, prenez la N202 jusqu'à l'embranchement de la vallée (la seconde après la Vésubie) Ensuite, si vous manquez Isola, c'est mieux pour vous, avec votre sens de l'orientation, vous vous seriez perdu dans le Mercantour :-)
Une fois à Isola 2000, garez vous a proximité de l'hôtel Diva, sur la route du col de la Lombarde. Le chemin part du parking, à la hauteur de la balise b90 en direction des lacs de Terre Rouge.


La randonnée

Le chemin jusqu'à la prochaine balise est assez raide mais il reste accessible au commun des mortels. Une fois à la balise b90a, il suffit de traverser la piste de ski pour atteindre la b91 qui monte dans des blocs de pierre sur une centaine de mètres, le chemin restant bien indiqué par des cairns. La suite monte à flan de montagne à travers une petite fôret de mélèzes, bien agréable par une journée d'août. A la sortie de cette zone boisée, vous aurez droit à une bonne grimpette jusqu'à la balise b92 ... puis jusqu'à la crête juste au dessus. Peu avant la balise b92, vous pourrez vous égarer sur votre droite pour admirer la vue.
Une fois en haut, vous arriverez dans une zone plus reposante jusqu'aux lacs de Terrarossa (Terre Rouge mais on est pas loin de l'Italie) Le premier des petits lacs offre une vue magnifique sur le mont Malinvern (voir photo)
Le chemin presque plat vous amènera au grand lac de Terre Rouge qui n'est pas si grand mais plutôt joli quand même. Si vous êtes encore plus vieux et feignant que moi, vou pouvez vous arrêter là mais c'est quand même dommage. En revanche, si vous tenez la forme vous pouvez partir sur votre gauche vers le pas du Loup. J'ai croisé des gens qui en revenaient enchantés par la vue sur les alpes italiennes. Le chemin contourne le lac, que vous pourrez admirer jusqu'au bout, pour monter dans un paysage lunaire. J'y ai quand même vu un chamois et son petit.


Juste après les chamois (mais je ne vous garantis pas qu'ils sont toujours là) ça commence à monter sans toutefois être vraiment sportif. Seule la dernière ligne - presque - droite qui mène à la Baisse de Druos est vraiment raide mais sur quelques dizaines de mètres seulement.
Une fois en haut, vous oublierez vos efforts, surtout si vous avez la chance, comme moi aujourd'hui, d'avoir un ciel bleu limpide. La vue des deux côtés est magnifique. La descente du côté Italien est bien sûr possible de même que la montée au sommet du Malinvern. Personnellement, la vue m'a suffit et je suis rentré.


Quelques chiffres
Altitude au départ : 2070 m
Altitude à l'arrivée : 2628 m
Montée : 2h30 (comme d'hab ça peut être beaucoup plus rapide si vous êtes jeune et sportif)
Total : 4h